Je souris légèrement. Il était embarrassé, un peu comme moi. Il n'arrivait plus à parler correctement. Mais je ne savais pas, j'aurais dû me reculer, éviter de le regarder en face. Mais je ne pouvais pas. Je ne voulais pas.
Je fus saisi d'une pulsion, je tendis la main vers son épaule, et tout en parlant, je m'amusais avec la bretelle de son débardeur. Mais qu'est-ce que je fichais bon sang?! C'était une élève, j'avais presque le double de son âge!
Dès qu'il effleura ma peau avec ses doigts je frissonnais. Il continuait à parler, tout en jouant avec ma bretelle. Je le regardai.
Soudain, tout se passa très vite. J'eus une sensation dans le bas-ventre, comme une sensation d'aimant. Oui, c'est ça, je me sentis attirée vers lui très fort, au point de ne pas pouvoir résister, c'était tellement soudain et puissant!
Chapitre 6: The first time:
Je m'avançai vers lui et me dressai sur mes pieds.
Son mouvement me prit de court, je ne m'y attendais pas, j'aurais pensé qu'elle fuirait, ou qu'elle me remettrait à ma place, mais non.
J'eus juste le temps de sentir ses lèvres contre les miennes avant de réagir, et de l'embrasser à mon tour. Je sentais son parfum un peu fruité, et je continuai à l'embrasser avec force, jouant avec sa langue, et faisant attention de ne pas la mordre, ou de ne pas être trop brusque. Je voyais bien qu'elle ne se rendait pas compte encore. J'aurais dû l'empêcher, et m'éloigner, mais à la place, je décidai d'apprécier.
Quand je n'eus plus de souffle, je me décalai légèrement. Et là, je réalisai ce que je venais de faire. Je venais ... de me jeter sur mon prof ... et de l'embrasser ... et goûlument en plus ... et j'avais aimé ça! J'avais pas beaucoup d'expériences, mais je ne savais pas du tout quoi faire dans ce genre de situations là. Il était ... plus vieux que moi ... plus expérimenté que moi ...
Je le regardai. Il se posait un peu des questions. Et dans son regard, je voyais bien ... qu'il me désirait. Moi, une simple élève. Mais après tout, je me sondai rapidement, moi aussi je le désirais, c'est bien pour ça que je m'étais « jetée » sur lui.
Si mes yeux avaient pu lancer quelque chose, ça aurait été des points d'interrogation.
Elle hésitait, elle doutait, elle réfléchissait, tout comme moi. C'était tellement incogru comme situation. Je pouvais comprendre qu'elle paniquait. J'étais plus expérimenté qu'elle en la matière en plus. C'est ça qui me décida à lui parler. Je me penchai vers elle, mais je ne savais pas vraiment quoi dire.
« - Je ... j'aurais ... j'aurais peut-être pas dû ... je ... »
C'était nul.
Elle releva la tête, et je fus étonné de lire du désir dans ses yeux. Elle se retourna, ayant entendu un bruit. Elle ferma prestement la porte et revint vers moi.
Pourquoi devrais-je toujours trop réfléchir? J'en avais envie, où était le problème? La peur probablement. Ce serait ma première fois, alors que lui, il ne devait même plus compter. Est-ce que je serais à la hauteur? Et puis, on pouvait nous surprendre.
Mais en revenant vers lui, j'avais déjà pris ma décision, et je passai mes bras autour de son cou avant de l'embrasser de nouveau, je le laissai prendre le contrôle.
Je me sentais emporté comme dans un tourbillon. Le désir que nous avions était plus fort que ce que je n'avais jamais eu. Je ne comprenais pas, mais je m'en fichais. Nous étions rentré dans le jeu l'un de l'autre, et cela commençait déjà violemment, puisque nous reprenions à peine notre souffle que nous nous embrassions.
Je l'embrassais sans cesse, nous bougions dans la pièce. Je voulais entrer en lui, ne faire qu'un. Je le voulais. Et lui aussi.
« - Attend ». me dit-il, essoufflé, et déçu de devoir s'arrêter.
Il se dirigea vers la porte et la ferma. Bonne idée. On serait tranquille. Puis il farfouilla dans son sac et glissa un truc dans la poche de son pantalon. Un préservatif, probablement. Nous allions faire l'amour dans une salle de cours, je n'y aurais jamais songé.
Je revins vers elle. J'avais toujours un ou deux préservatifs dans mon sac, on ne savait jamais. J'avais essayé d'être discret, pour ne pas l'embarrasser, mais elle avait vu. Elle s'apprêtait à m'embrasser de nouveau, mais je dus faire de gros efforts pour résister à l'envie de goûter sa bouche entière de suite.
« - Attend. Je ... je veux pas te forcer ... je voudrais pas ...
- J'en ai envie. m'affirma-t-elle. J'en ai envie, c'est juste que ... que ... c'est ... »
Elle rougit. Je compris instantanément, et je souris devant sa gêne. Je m'approchai de son cou, et relevant lentement la tête, je murmurai à son oreille:
« - T'inquiète pas ... je comprends tes peurs ... je les ai eues à ton âge, en tant que garçon. Mais tu peux me faire totalement confiance. Je serai délicat, et tu me dis si ...
- Oui ... oui. Merci ... »
Elle se lova contre moi, je la serrai, son corps contre le mien.
Maintenant, je n'avais plus peur. Le désir m'avait de nouveau envahie. J'aurais voulu me serrer contre lui et rentrer dans son corps. Je passai mes mains sous sa chemise. Sa peau était brûlante. Je remontai lentement mes mains dans son dos, me laissant aller à mes instincts et envies. Sa peau était douce, et lisse. Je redescendis lentement vers le creux de ses reins, j'hésitai un peu à aller plus bas, puis je le fis, et au moment où je passais les mains dans son pantalon, il ne put contrôler un léger mouvement vers l'avant.
Je m'arrêtai, et il m'embrassa, pour m'encourager à continuer. Il était prêt, mais nous voulions d'abord profiter de nos corps.
Elle se décala un peu, et je l'aidai à ouvrir ma chemise. A peine ouverte, elle m'enlaça tendrement, et se mit à faire des ronds sur ma poitrine, sans s'en rendre compte.
A mon tour, je passai mes mains sous son haut et la caressai lentement. Elle aimait ça, car elle frissonna, et soupira d'aise. Donc je continuai, en descendant plus bas, et en revenant sur son ventre, puis sur sa poitrine, jusqu'à ses seins.
Là, elle enleva son haut rapidement, et commençait à respirer par saccades. Elle se colla contre moi, et tandis que je faisais sauter les attaches de son soutien-gorge, elle défaisait la braguette de mon pantalon, délicatement.
Pour quelqu'un qui n'avait jamais eu de relations sexuelles, je trouvai qu'elle se débrouillait bien.
Il me guidait bien. Délicat, attentionné. Je savais qu'il me contenterait, donc je devais m'efforcer de le faire aussi.
Son pantalon tomba. Il l'enleva ainsi que ses chaussures, et une fois baissé, il entreprit d'enlever le mien, mais je l'aidai, car il n'y arrivait pas. Nous étions presque nus, dans une salle de cours.
En le voyant nu, enfin presque nu, debout devant moi, droit, musclé mais pas trop, je lui demandai de venir, ce qu'il ne se pria pas de faire. Je le laissai caresser tout mon corps, attentive aux sensations qu'il me donnait, ne voulant rien perdre. J'étais bien. Puis je me mis à l'embrasser, frénétiquement.
Au bout d'un moment, je n'en pouvais plus d'attendre. Je le voulais en moi. Il le comprit.
« - T'es sûre? Ca ira?
- Oui ».
Alors il m'attrapa et me posa sur la table. Nous nous enlevâmes le peu de vêtements qui nous restaient, et il entra en moi doucement, pour ne pas me faire mal. Il fit bien, puis le fait que nous en avions extrêmement envie joua en ma faveur, car je ne sentis rien.
Je le laissai aller et venir en moi. Je bouillonnai de l'intérieur.
Elle s'était remise à moi, et je voulais tout faire pour la combler, je ne savais pas pourquoi. Je me sentais tellement bien. C'était tellement intense avec elle, ça ne s'expliquait pas, c'était étrange. Nous ne faisions qu'un, nous étions elle et moi, seuls, loin de toute personne.
Elle m'embrassait dans le cou, sur les épaules, sur le visage. Nous ne nous contrôlions plus, nous laissant aller à des sensations plus qu'agréables.
« - Tu sens si bon ... ta peau ... j'aime cette odeur, l'odeur ... des hommes ... dit-elle, dans un soupir.
- J'aime la tienne aussi ». répondis-je, essoufflé.
Soudain, je sentis comme un feu dévorant mon bas-ventre. Elle aussi car sa respiration se fit plus haletante. Je me mis à gémir, sans pouvoir me contrôler.
Le feu qui dévorait Renaud me dévora aussi, je me sentis ... dans un état de plénitude total. Il se mit à gémir, et à haleter de façon rauque. Je l'enserrai au bassin, et le ramena violemment contre moi, et il fit de même. Nos gémissements se mêlèrent l'un à l'autre comme nos corps, et j'enfouis mon visage dans son cou par peur que l'on nous entende. Je n'avais pas fait attention, mais je lui avais planté mes ongles dans son dos.
Ma respiration redevint normale, et j'entendais son coeur cogner dans sa poitrine. Je me relevai et l'embrassai avec passion. Je me demandai s'il en était ainsi avec tous les hommes, mais je me doutais que non.
Je lui enlevai doucement ses bras d'autour de moi.
« - Oups, je ... je t'ai fait mal ... avec mes ongles? demanda-t-elle, inquiète.
- Non, pas du tout. A vrai dire, tu as juste été ... merveilleuse.
- Toi aussi ». répondit-elle, en me souriant.
Nous restâmes un moment l'un contre l'autre, avant de se rhabiller.
Puis, on frappa à la porte.

